La Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) est indignée par l’adoption du projet de loi C-19 portant sur l’abolition du registre d’armes d’épaules par la Chambre des communes et est outrée des festivités qui ont été organisées par le gouvernement conservateur autour de cet événement. Rappelons qu’en supprimant l’obligation d’enregistrer les armes de chasse, le texte de loi porte une sérieuse entrave à la sécurité des femmes. De plus, en prévoyant la destruction du registre canadien d’armes à feu ainsi que toutes les données relatives à l’enregistrement des armes d’épaule, il empêche le Québec de récupérer les données du registre le concernant.
Le gouvernement Harper souhaitait abolir le registre des armes à feu depuis de nombreuses années mais n’avait pu arriver à ses fins dans le passé. Hier, ce gouvernement a fait la sourde oreille aux demandes d’une large partie de la population canadienne et des groupes travaillant à la défense et à la protection des victimes de violence par armes à feu. Il a par la même occasion fait le choix d’entraver sérieusement la sécurité des femmes.
Le résultat du vote ne suffisant pas au gouvernement, il avait également planifié de nombreuses festivités soulignant l’adoption de ce projet de loi. Cette attitude ne fait que confirmer le peu de considération que ce gouvernement a envers ses citoyennes et ses citoyens.
Le projet de loi sera maintenant étudié par le Sénat. S'il obtient la sanction royal, le registre des armes à feu sera aboli et toutes les données qu’il comporte détruites ce qui, notamment, rendra très difficile l’identification de propriétaires de fusils et de carabines retrouvés sur des scènes de crime. Non seulement les acheteurs d’armes d’épaules ne seront plus répertoriés mais en plus, les données concernant 7,1 millions d’armes d’épaules enregistrées dans le passé seront détruites.
La TCLCF sollicite instamment ses membres ainsi que l’ensemble de la société civile à poursuivre leurs efforts pour sauver le registre des armes en se positionnant clairement contre le projet de loi C-19. Pour ce faire, il est possible de signifier son mécontentement aux sénateurs et de leur faire savoir que ce projet de loi va trop loin. Il est impératif de s'assurer que les sénateurs sont suffisamment informés à ce sujet et qu'ils bénéficient de plus d'information que les messages clés fournis par leur parti. Il est également possible de lutter contre la désinformation entourant ce dossier en envoyant une lettre à l'éditeur de son journal local. Pour étayer vos propos, la Coalition pour le contrôle des armes vous invite à mettre de l’avant divers arguments dont vous pourrez disposer en vous inscrivant à sa liste de diffusion à l’adresse courriel suivante : cgc.montreal@gmail.com.
Alors, à vos plumes !